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Marcheur au long cours !
22 février 2017

 

Aventure. Jean-Claude Mary, un Ébroïcien et ancien banquier âgé de 67 ans, a rejoint à pied Saint-Jacques-de- Compostelle , en Espagne, au départ de la ... Biélorussie. Rencontre avec un voyageur qui repousse ses limites.

Ancien banquier aux semelles de vent, Jean-Claude Mary , un Ébroïcien âgé de 67 ans, engrange les kilomètres par milliers au fil de ses nombreux et longs périples.

Père de quatre filles, dont l'une l'a suivi tout au long de sa dernière pérégrination, qui l'a emmené de Studianka, sur la Bérézina (Biélorussie), à Saint-Jacques-de- Compostelle (Espagne), Jean-Claude Mary est aussi un passeur d'expériences.

Invité par Martial Maynadier, président du Café poétique d'Évreux et fondateur de la collection Le Parc, le marcheur au long cours, visage émacié et corps ciselé par l'effort, a déroulé son dernier périple comme l'on ouvre un livre de voyage.

Une aventure qui a pris feu le 10 novembre dernier au terme de 6 078 km et neuf pays traversés en l'Europe.

Marseillaise et star de la télé nationale

Son nouveau défi débute le 22 mars dernier à Studianka, sur la Bérézina, là-même où Napoléon avait franchi la rivière en 1812, au cours de sa retraite de Russie. « Il y a un petit cimetière, qui rassemble les restes des combattants français. Je m'étais promis de chanter La Marseillaise devant le monument. Je l'ai fait ! » , souriait le randonneur eurois.

Le Marcheur de la Bérésina s'en amuse encore : « Je ne suis pas passé inaperçu là-bas. » Dès sa deuxième journée de marche, un couple de campeurs a alerté la presse locale et un journaliste est venu le rencontrer le soir même, au presbytère, là où il avait été accueilli. Deux jours plus tard, le Normand avait droit aux médias nationaux. « À l'issue du reportage, qui a duré tout un après-midi, on m'a même fait tourner un petit clip, où je devais jouer la comédie, marcher, marcher encore, aller à la rencontre des gens. Je suis alors devenu une star en Biélorussie » , se souvient l'Ébroïcien.

« Ceux qui n'ont rien donnent le plus »

Tout s'est alors ouvert pour le globe-trotter. Quotidiennement, des voitures, des camions s'arrêtaient. « Les gens prenaient des selfies avec moi, que l'on retrouvait ensuite sur Internet. J'ai croulé sous les propositions de logement. En Biélorussie, ce sont ceux qui n'ont rien qui donnent le plus. Un jour, j'ai dormi dans la chambre d'une grand-mère. Elle a dormi dans un fauteuil, dans la cuisine, et son petit-fils à même le sol. Ils n'ont jamais voulu qu'il en soit autrement. C'est l'âme slave : quand on reçoit un pèlerin chez soi, on accueille le Christ. On lui donne ce qu'on a de meilleur », témoigne l'ancien banquier.

Jean-Claude Mary n'est pas un novice des longues marches. « C'était mon sixième voyage. À chaque fois, je suis parti d'un peu plus loin. Un peu comme un sportif qui repousse sans cesse ses limites » , explique-t-il.

Accepter de souffrir pour la liberté

Qu'est-ce qui le motive à prendre ainsi la route chaque fois plus loin ? « La beauté des paysages traversés et la beauté des rencontres. À la différence des animaux, qui, à l'état sauvage n'ont que l'instinct de survie comme motivation, nous, nous avons le choix de faire des choses contre-nature. La liberté, ce n'est pas seulement aller et venir en terrain connu, c'est aussi se faire mal comme ce n'est pas possible, savoir jusqu'où on peut aller. C'est aussi donner sa vie pour quelqu'un, comme en témoignent les camps de concentration en Pologne, où beaucoup ont sacrifié leurs vies pour en sauver d'autres. Accepter de souffrir, d'avoir peur même, c'est pour moi la définition de la liberté » , estime Jean-Claude Mary.

« Je ne me suis jamais senti seul »

Si le voyage relevait d'une certaine folie, l'Eurois n'est pas parti dans cette aventure sans assurer ses arrières. « L'une de mes filles, très réactive, a tout géré derrière moi. Si j'avais eu un problème quelconque, elle serait intervenue sur le champ. Elle a donné de mes nouvelles en permanence. Je ne me suis jamais senti seul, en fait » , souligne l'Ébroïcien.

Reçu comme un prince par les Polonais, l'Église a, elle, été beaucoup plus distante quand le marcheur s'est tourné vers ses prédicateurs... « La Pologne est un pays catholique comme on ne s'imagine pas. Il y a un prêtre pour 700 ou 800 habitants. Mais ils sont bien moins accueillants que la population, fière de recevoir un pèlerin qui chemine jusqu'à Compostelle . Les prêtres là-bas sont des bourgeois, bien mieux installés que les gens du peuple. Ils sont méfiants et m'ont souvent considéré comme un vagabond. Un jour, devant leur presbytère, ils m'ont offert une tasse de café sur le pas de leur porte, sans me laisser entrer » , regrette Jean-Claude Mary.

Un voyage long avec quelques frayeurs à la clé ?

« Mon angoisse quotidienne était juste de savoir où j'allais bien pouvoir dormir le soir. Quitte à ce que soit seul, loin de tout, dans une cabane par exemple, comme cela m'est arrivé bien des fois, mais à l'abri et en sécurité. Ma satisfaction était alors de surmonter mes angoisses. Faire quelque chose de difficile, cela a de la valeur pour moi. Mais est-ce que j'ai eu peur ? Oui, cela m'est arrivé une nuit, où je dormais dans une cabane de chasseur, en pleine forêt. J'ai vu débarquer un grand nombre d'entre eux, armés de lampes ultra-puissantes, qui ont tambouriné à ma porte, sans pour autant la forcer. Ce que je retiens surtout, c'est la capacité des gens à vouloir aider son prochain. Comme en Slovaquie, où une femme m'a rattrapé à vélo, avec son petit garçon, pour me dire : « Venez dîner et dormir chez nous ». Et cela juste parce qu'elle avait aperçu mon drapeau français, accroché à un mât. »

Qu'avez-vous retenu d'autre ?

« En priorité, les paysages traversés. Ils sont souvent grandioses, comme en Autriche et en Suisse. C'est sublime. Toujours en Pologne, l'accent mis sur l'éducation m'a aussi marqué. Là-bas, en maternelle, il y a quasiment un adulte pour un enfant. Il n'y a pas de chômage dans ce domaine. »

Ce long trajet de 6 000 kilomètres était le sixième voyage de Jean-Claude Mary, à destination de Saint-Jacques-de- Compostelle . « Les deux premières fois, je suis parti du Puy-en-Velay (43). Puis d'Arles, de Genève, de Budapest enfin, en Hongrie. Un peu comme un sportif qui repousse sans cesse ses limites », insiste l'Ébroïcien.

L'Ébroïcien Jean-Claude Mary a parcouru plus de 6 000 kilomètres à pied

Paris-Normandie
France
Evreux, mercredi 22 février 2017, p. EDRE_15
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